HERMES INTERNATIONAL NEGOTIATION TEAM

Case story en diplomatie

Négociation Sadat/Begin à Camp David en 1978

L’expertise en analyse du profil psychologique de la partie adverse peut s’appliquer dans quatre secteurs d’activité : la diplomatique, le business, la politique et le militaire. Sur le plan diplomatique, un seul exemple résumera toute l’approche. Jimmy Carter, alors Président des Etats-Unis, servit de médiateur pour les difficiles négociations de paix entre Israël et l’Égypte en 1978. Ce que peu de gens savaient à l’époque, c’est que Jimmy Carter disposait d’un atout que Sadat et Begin n’avaient pas. Il avait étudié leur personnalité avec un spécialiste de ce type d’approche à la CIA : Jerrold Post. Dans ses mémoires, le président américain affirma d’ailleurs que sa connaissance des profils psychologiques d’Anouar el Sadate et de Menahem Begin fut pour lui d'une importance capitale dans sa stratégie de négociation. Sadate avait une très haute estime de lui-même au point que les experts de la CIA parlèrent du "Complexe du prix Nobel" à propos de Sadate. Ses rêves narcissiques de gloire ont été utilisés positivement par les Américains. Ils l'invitèrent à de multiples shows télévisés en le présentant comme le plus grand leader arabe de tous les temps. En outre, Sadate voyait les choses de manière globale et détestait les détails. A l'inverse Menahem Begin avait une personnalité de type plutôt "obsessionnelle" telle que les moindres détails avaient leur importance. Aussi les spécialistes en analyse comportementale conseillèrent à Carter d'éviter les entrevues entre les deux hommes, car ils avaient des personnalités trop différentes pour bien s'entendre. Aussi, Carter joua-t-il essentiellement un rôle d'entremetteur, évitant au maximum les contacts directs entre ces deux personnalités incompatibles. Depuis le succès de cette négociation de paix, l'analyse du profil psychologique des protagonistes est devenue aux USA un outil utilisé lors de chaque sommet important au niveau international. Il est évident, bien que cela soit encore relativement confidentiel, que tous les présidents et premiers ministres des grands pays du monde ont fait l’objet d’analyses psychologiques détaillées avant de rencontrer leur homologue américain.